Oui.
Il est loin le temps où chaque utilisateur devait écrire ses propres
pilotes en plusieurs milliers de lignes! Les diverses limitations de
Linux du début des années 2000 (cartes AGP, ports USB, graveurs
non-SCSI, etc.) sont résolues dans les nouvelles moutures. Linux gère
maintenant parfaitement des technologies récentes comme l’USB, le
Bluetooth, le WiFi, les disques SATA.
Vous aurez peut-être des difficultés à faire fonctionner une partie de votre matériel dans certains cas, à savoir :
Non, désormais les interfaces graphiques de Linux sont très conviviales et faciles d’utilisation. Les distributions se sont considérablement simplifiées ces dernières années, à tel point que le processus d'installation est aussi simple que celui de Windows, et que le lancement automatique de l’interface graphique au démarrage rend l'accueil de Linux aussi convivial que celui de Windows.
Sous KDE, tout a été pensé pour ressembler autant que possible à Windows. L’utilisation du bureau n’est donc pas trop dépaysante, et les commandes ressemblent beaucoup à celles de Windows (et en plus vous trouverez sur Informania l’explication détaillée de chacune des procédures essentielles : ajouter une imprimante, créer un raccourci, changer la résolution d’écran…).
Globalement toutefois, passer à Linux exige un petit apprentissage. Utiliser quotidiennement Linux requiert de comprendre un minimum le système, qui exploite une architecture système différente de Windows. En outre les fervent adeptes qui vous affirment, pour vous convertir, que vous n'aurez JAMAIS à taper une ligne de code vous mentent. Vous pourrez avoir besoin de lancer le mode texte (Konsole) de temps à autre afin de 'monter' une clé USB récalcitrante, ou autre procédure analogue. Ceci étant dit, le recours au mode texte est devenu effectivement assez rare, et dans tous les cas il n'est jamais nécessaire d'effectuer des manipulations compliquées (en tous cas pas dans le cadre d'un usage quotidien normal).
Non, si l’on entend par là la possibilité de faire tourner / d’exécuter sous Linux des logiciels Windows, et vice-versa. Linux est un OS différent de Windows, tout comme MacOS pour les Macintosh.
Oui, si l’on entend par là la possibilité de lire et d’éditer sous Linux des documents, images, vidéos… créés sous Windows. La compatibilité de Linux avec Windows s’est considérablement améliorée ces dernières années. Linux peut désormais :
Sa compatibilité exceptionnelle avec le monde Windows le rend plus intéressant encore! Linux est capable de "monter" tout le contenu des fichiers Windows dans un de ses répertoires en quelques secondes! Il ne vous reste plus, par exemple, qu'à ouvrir dans StarOffice le fichier que vous venez de créer sous Word97 ou sous Excel97. Le récent KWord connaît encore quelques problèmes de compatibilité mais est prodigieusement prometteur ! Et des logiciels comme WINE ou VMWARE, dans leurs dernières versions, vous permettent de faire tourner en émulation sous Linux les programmes de Windows.
On
appelle logiciel "libre" un logiciel développé sous licence GNU/GPL
(General Public License). Les codes sources d'un tel logiciel sont à la
disposition de tout le monde, et tout le monde peut les modifier
librement.
Dans beaucoup de cas, il s’agit d’un travail bénévole, les développeurs étant souvent convaincus de l’ "idéologie du libre" et heureux de contribuer à son développement. Dans certains cas ce travail débouche sur des versions distribuées commercialement. Libre ne signifie donc pas nécessairement "gratuit". La confusion est trop souvent faite.
Linux est un système d'exploitation sous licence GNU/GPL: les codes sources sont à la disposition de tous les utilisateurs et tous ont le droit d'y apporter des modifications. Linux est donc un système "libre", mais pas forcément gratuit... (voir plus loin "Qu'est-ce qu'une distribution?").
Un affaire tout à fait singulière et nouvelle s'est déroulée dans le monde du jeu vidéo fin 2006: la société française Nevrax, éditrice du jeu Ryzom, fait faillite. C'est une communauté de joueurs, soutenus après quelques semaines par la FSF (Free Software Foundation) qui se cotise pour racheter le jeu et en rendre les sources libres, afin d'en permettre le développement futur ainsi que la création d'autres jeux sur la base de ces codes. A ce jour, cela reste un cas à part…
Normalement le terme de "Linux" désigne uniquement le Kernel, le noyau du système d'exploitation GNU/Linux. Actuellement les dernières versions stables du Kernel sont les versions 2.6.x. Le Kernel ne dispose d’aucune interface graphique et se présente donc sous l'aspect d'une ligne de commande qui peut faire vaguement penser à MS-DOS. En revanche les commandes sont très différentes de celles de DOS.
Il faut donc bien comprendre que, stricto sensu, le terme "Linux" désigne le Kernel. L'ensemble Kernel+applications se nomme "GNU/Linux". Avouons que ceci est une querelle de puristes et que tous les CD Linux que vous pourrez trouver incluent les interfaces graphiques!
Bien évidemment le Kernel est d’une utilisation assez rébarbative. C’est pourquoi plusieurs équipes de programmeurs ont développé des interface graphiques plus ou moins semblables à celles des deux autres grands OS actuels, MacOS et Windows. Il s’agit notamment de KDE, Gnome, AnotherLevel, Xfce… Ces interfaces graphiques tentent, afin de séduire un maximum d’utilisateurs, de se rapprocher au maximum de l’aspect et des fonctionnalités de Windows, mais chacune fonctionne de manière un peu différente.
Il s’agit là d’une différence essentielle d’avec Windows, qui s’est développé complètement différemment : sous Linux, il y a plusieurs interfaces graphiques.
A l’installation de Linux, vous pouvez librement choisir l’interface que vous souhaitez installer et utiliser. Dans les pages de ce guide, nous avons choisi de vous présenter l’usage de Linux sous l’interface KDE.
Comme nous l’expliquions plus haut, Linux est un système « libre ». Son code source est donc librement consultable et modifiable. Plusieurs équipes de programmeurs ont travaillé à développer « leur » version de Linux. Chacune de ces versions apporte ses propres améliorations, modifications, spécificités. Souvent elle a été optimisée pour une ou deux interfaces graphiques qui ont eu la préférence des développeurs. Encore une différence par rapport à Windows : bien qu’il s’agisse d’un même système (Linux), chaque distribution est donc un peu différente de l’autre.
On parle alors de « distribution ». Chaque distribution a un nom particulier : on peut citer les « très grandes » comme RedHat (la plus ancienne), Debian (la plus complexe), ou SuSe et Mandriva (les deux premières a avoir clairement ciblé le grand public). Il en existe toutefois beaucoup d’autres, comme Ubuntu, Slackware, Xubutun, Fedora, etc. Il en existe aussi de toutes petites, dont la diffusion est confidentielle : parfois c’est une seule personne qui a « bidouillé » Linux pour l’adapter à ses besoins propres, et offre gratuitement « sa » distribution en téléchargement.
Il est très important de souligner que chacune de ces distributions inclut en standard un très grand nombre d’applications, comme des suites bureautiques (OpenOffice, KOffice), des logiciels de retouche d’image (Gimp), des logiciels de programmation, des navigateurs Internet (Firefox, Konqueror, Opera…), des logiciels FTP, etc. Il s’agit là d’une différence essentielle d’avec Windows : lorsque vous installez Linux, vous n’installez pas qu’un système « brut » comme Windows, vous installez un système tout équipé et prêt à un emploi bureautique et multimédia extensif.
Comme nous l’avons expliqué plus haut, les équipes de programmeurs peuvent offrir leur distribution gratuitement ou contre rémunération. En général les « très grandes » distributions sont également commerciales. C’est logique : c’est grâce à leurs revenus que ces équipes peuvent s’étoffer et offrir des distribution en général de meilleure qualité. Cependant ces versions commerciales incluent TOUT, y compris 3 à 5 ans de mises à jour et de support téléphonique. Toutefois il existe presque toujours une version « free » (gratuite) de ces distributions. Elle n’intègre pas tous les pilotes de périphériques, et elle n’offre aucun support.
Les distributions